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Archimed handicap, outil d'évaluation du circuit du médicament
Clinique philosophique du burn out : l?écriture soignante
Colloque Argos 2001 : "Troubles bipolaires et Droits de l'Homme"
Infirmier engagé volontaire à l’international, Konogan Desvaux a côtoyé le VIH en Afrique
"Après six mois en médecine et en soins de suite et de réadaptation, je voulais sortir de ma zone de confort, découvrir une autre culture, une autre manière de vivre et de soigner. Partir oui, mais dans des conditions encadrées (être reconnu par l’Etat et bénéficier de formations avant le départ) ; je me suis donc engagé dans une démarche de volontariat de solidarité internationale auprès de la Délégation Catholique pour la Coopération pendant deux ans et demi. Direction le Togo au centre médical du puits de Jacob, où mes premiers mois n’ont pas été simples, malgré un centre de santé doté de tout – ou presque – ce qu’on peut trouver en France : bien qu’intéressant, le choc culturel était parfois abrupt, en particulier par rapport aux patients infectés par le VIH". Konogan Desvaux, infirmier, raconte son aventure personnelle, portée par ses convictions.
Grâce à des amis, j’ai découvert la Délégation Catholique pour la Coopération. Agréée par l'Etat, elle positionne l’Homme comme acteur central de développement et envoie, après sélection, des personnes en mission sur le terrain en fonction de leurs compétences (enseignement, gestion de projets, santé...)
Au Togo, le « parcours patient » est bien différent du nôtre et le nomadisme médical est chose courante : il commence par la médecine traditionnelle, se poursuit par les dispensaires, l’hôpital préfectoral, et enfin le CHU – sans oublier le centre de santé privé, souvent tenu par des congrégations religieuses. Et chaque fois ou presque, le soignant doit reconstruire, à partir de rien, l’histoire du patient au fur à mesure des discussions. Pour un jeune venu consulter, la tâche est accessible ; pour une personne âgée, elle est titanesque. Et puis la maladie se soigne certes par un traitement. Mais le traitement fini, les croyances locales veulent que la maladie se soit envolée. Pourquoi prendre un traitement alors qu’on se porte bien, du moins en apparence ? Une logique dévastatrice qui favorise l’augmentation de l’incidence de maladies chroniques (hypertension, cholestérol, diabète...). Sans oublier le manque d’argent, qui rebat les cartes des besoins fondamentaux, celui de se nourrir arrivant en tête.
Tout en débutant la prise en soins de ma patiente, je la compare mentalement à un funambule sur sa corde, qui avance en sachant qu’il peut à tout moment basculer et tomber. D’ailleurs, ne dit-on pas que "la vie ne tient qu’à un fil" ?
La fièvre du super-congélo, effet secondaire du vaccin contre le Covid-19
Travailleur handicapé : sortir de l'Esat
"Vivre Covid-19" : l'étude de France Assos Santé pour connaître l'impact ...
France Assos Santé, un réseau regroupant 85 associations de patients, lance lundi 30 novembre une étude, "vivre-Covid-19" : chaque participant devra répondre chaque mois jusqu'en mai 2022 à un questionnaire de 5 minutes. L'objectif : mesurer les conséquences de la crise sur l'état psychique de la population.
Une phase pilote a été menée au printemps, pendant le premier confinement, auprès de 2 000 répondants. Les premiers retours montrent une anxiété ressentie par près de 79 % des personnes interrogées et une prise en charge dégradée pour 61,5 % d'entre eux, qui ont eu un rendez-vous déprogrammé (sans nouvelle date proposée dans près de 33 % des cas), selon le réseau associatif. Pour autant, le nombre de réponses de la phase pilote est trop faible pour parler de résultats solides. Ce sont des tendances qui donnent à voir quelque chose mais attendons : statistiquement, il nous faut avoir plus de répondants pour pouvoir dire que nos résultats sont justes et solides, explique l'une des responsables du projet. Cette fois, France Assos Santé espère recueillir les réponses de 10 000 volontaires pour mener son étude. Les questions portent sur trois thèmes : l'anxiété, la prise en charge et la vie courante.
« Comment faire pour que les Français acceptent le vaccin contre le Covid-19 ? »
« La question est de savoir quand et comment mettre le vaccin anti-Covid à la disposition de tous »
« Chez nous, l’eau est un accident » : en Guadeloupe, les habitants n’en peuvent plus des carences du réseau d’eau potable
L’anthropologue effondré. Récit d’un enquêteur malade
Ce texte est le récit d’une mésaventure survenue à l’auteur lors d’un terrain ethnographique. Alors qu’il enquêtait sur les pratiques agricoles dans un village de la Sierra Nevada (Andalousie, Espagne), l’anthropologue fut pris d’une forte fièvre qui le cloua au lit pendant une dizaine de jours, suscitant la sympathie des habitants du village. À partir de cette expérience de “malade” sur le terrain, l’auteur propose une réflexion sur la relation enquêteur/enquêté, qui souligne la tension entre distanciation et immersion, rigueur méthodologique et flexibilité ethnographique, et qui pose la question du positionnement de l’anthropologue vis-à-vis de celles et ceux dont il partage le quotidien, dans un contexte de soins.
Pour une observation filmique des pratiques cliniques de l’acupuncture
Du dispositif cinématographique à celui de la relation thérapeutique, la présente contribution situe l’enquête filmique au cœur de la pratique médicale de l’acupuncture. Il s’agit d’évoquer la manière dont le film permet d’appréhender dans un même geste l’expérience du soin et celle de l’immersion ethnographique de terrain.
Bilan d’une première décennie
Afin que le lectorat et les collègues ayant contribué à la revue Anthropologie & Santé saisissent mieux son identité et ses valeurs, ce texte rappelle les raisons qui ont conduit un collectif de chercheur.e.s à créer la revue en 2010, ainsi que les décisions prises concernant la ligne éditoriale, le support d’édition et la politique de diffusion. Il décrit en détail ses procédures d’évaluation, la chaîne de son travail éditorial et son fonctionnement matériel et financier à la fois dans un souci de transparence à l’égard des auteur.e.s et du lectorat, et pour donner à voir combien elle est dépendante des fonds récurrents de la recherche publique et du temps de travail des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. Il fait ensuite une analyse rétrospective de sa production scientifique, d’une part en examinant son audience nationale et internationale, d’autre part en comparant les thématiques des dossiers et des articles qui ont été traitées au cours de ces dix années...
Apprendre à regarder le cerveau en 3D. Compte rendu ethnographique d’un séminaire interdisciplinaire au service de neurochirurgie de la Charité à Berlin
Dans ce compte rendu de terrain, je propose de suivre pas à pas un séminaire interdisciplinaire de la faculté de médecine de la Charité à Berlin intitulé « Iconic Turn. How Images Govern Our Actions ». Par une série de dessins ethnographiques, je relate les situations d’enseignement, restituant les atmosphères dont elles sont empreintes. Durant ces séances, les étudiant.e.s sont invité.e.s à apprendre à « voir » les images du cerveau en tenant compte de leurs médiations techniques. La formation à une « vision professionnelle » (Goodwin, 1994) se double ici d’une éducation à un regard critique. Les aspirants médecins apprennent à mettre en perspective, au sens littéral et au sens figuré, les images auxquelles ils.elles seront exposé.e.s dans leur pratique quotidienne – ainsi que leur rôle d’outil prescriptif dans la pratique clinique. Cette démarche pédagogique inhabituelle semble pouvoir ouvrir à la constitution, au sein des sciences médicales, d’un « sens commun » en épistémolog...
Dessiner pour repenser : valorisation d’un projet de recherche-action sur le thème de l’interprétariat en santé mentale
Comment articuler la recherche en anthropologie de la santé avec les pratiques de terrain ? Comment proposer une critique constructive de ces pratiques ? Comment disséminer les résultats de la recherche au-delà des frontières académiques ? Chercheuses anthropologues et professionnelles de santé mentale, nous présentons ici les résultats d’une recherche-action menée dans cinq centres médico-psychologiques (CMP) d’Île-de-France, dont l’objectif était de former les professionnels au travail avec un interprète. À l’aide de dessins humoristiques, nous souhaitons repenser le processus de recherche d’abord pour les auteures elles-mêmes, mais également pour les professionnels qui travaillent en contexte transculturel et auxquels s’adressent ces vignettes, en mettant en lumière de manière bienveillante les points critiques de l’enquête. Le dessin humoristique, réalisé par l’une des auteures, sert ainsi de mécanisme de transmission et de conscientisation. Il permet de traduire de manière créa...
Un anniversaire en temps de Covid-19
À l’heure où paraît ce numéro, nous ne pouvons passer sous silence la pandémie de Covid-19 qui a frappé la planète, une pandémie sans précédent dans la période contemporaine. D’abord parce qu’elle soulève des questions fondamentales en anthropologie de la santé ; ensuite parce que le fonctionnement de la revue, à l’instar de celui de la recherche et de l’enseignement, a été profondément éprouvé : auteurs, évaluateurs, comité de rédaction et comité éditorial ont dû s’adapter, entre télétravail et vie familiale, pour que le numéro de mai 2020 (n° 20) et ce présent numéro puissent être publiés sans retard. Enfin, l’écriture même des textes de ce numéro anniversaire en a été affectée : il convient de noter que ces articles ont été écrits, les uns avant l’émergence du coronavirus, d’autres lors du premier confinement, et d’autres encore après le premier dé-confinement.
La rapidité fulgurante avec laquelle l’émergence de ce nouveau virus a donné lieu à une épidémie, déclarée en plusieurs ...
Regards sur l’institutionnalisation des sciences sociales de la santé
Quatre chercheuses reviennent sur leur implication dans la création et l’animation de collectifs de pairs en sociologie et en anthropologie de la santé, dans la diffusion de leurs savoirs et la formation des professionnels.
Le film de recherche comme modalité de production d’un discours scientifique en anthropologie de la santé
Dans le cadre d’une recherche socio-anthropologique portant sur les usages médicamenteux des personnes âgées polymédiquées en Suisse, une anthropologue et une réalisatrice élaborent un film de recherche interrogeant le statut scientifique qu’il est possible d’attribuer aux films de recherche et engagent une réflexivité à deux voix sur les divers défis épistémologiques, techniques et déontologiques rencontrés. Cette démarche leur permet d’interroger l’apport d’une production filmique de recherche au champ anthropologique. La mise en présence des données audiovisuelles donne à voir le terrain dans toute son épaisseur, et permet également aux acteurs de l’étude de développer une nouvelle mise en récit, qui montre leur expertise. Elle est particulièrement significative pour l’analyse anthropologique dont la réflexion se façonne, lors de la réalisation de terrains, grâce à la mobilisation de l’intuition et de l’imagination ethnographique du/de la chercheur.e et ouvre l’échange entre pairs.
Tiogo : Traces et mémoires d’un médecin des épidémies au Burkina Faso
Ma thèse sur les épidémies de méningite au Niger a interrogé la manière dont des phénomènes saisonniers sont devenus un problème récurrent régi par des acteurs de l’urgence. En plus d’ethnographier les épidémies, j’ai mené un travail archivistique entre Niamey, Bobo-Dioulasso, Marseille, Genève et Manchester. De fil en aiguille, la représentation spatiale d’une ceinture de la méningite allant du Sénégal à l’Éthiopie, décrite par le général Léon Lapeyssonnie – médecin des endémies, militaire, pastorien, épidémiologiste, diplomate, concepteur de seringue et romancier – m’avait intriguée. Je suis repartie quelques fois sur la piste de cet homme, attentive à ses omissions et rivalités avec les médecins britanniques dans les connaissances épidémiologiques. Je partage ici un bout du cheminement entrepris avec ma famille quatre ans après cette thèse, une veille de Noël, sur les pistes du Burkina Faso. Cet essai photographique est une contribution à l’étude des traces, ruines et infrastruct...
Les effets collatéraux de la recherche sur l’épidémie de Zika au Brésil
Nous avons souhaité écrire ce texte en duo pour une raison simple : présenter deux faces d’une même histoire, celle du déroulement de la recherche pendant l’épidémie de maladie à virus Zika. Nous souhaitons en particulier donner à voir les effets collatéraux de la recherche, c’est-à-dire la façon dont s’entremêlent l’objectification des sujets de recherche touchés par l’épidémie de Zika, les points méthodologiques et éthiques concernant l’entrée sur le terrain ethnographique, ses angles morts et impasses, et la légitimité de la collecte des données. Nous espérons ainsi engager une réflexion sur nos pratiques d’anthropologues en temps de crise et d’urgence, et sur les diverses significations des relations chercheurs-sujets de terrain, et centre-périphérie, dans les sciences de la santé.


