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Les actualités de infirmiers.com
Mis à jour : il y a 26 min 13 sec

Coronavirus : dans la Loire, un Service Infirmier d’Orientation devenu indispensable

mar, 11/10/2020 - 14:55

Dans la Loire (42), face à la dégradation inquiétante de la situation sanitaire, un Service Infirmier d’Orientation (SIO) vient faciliter les échanges entre professionnels au point de s’imposer comme incontournable. En cours de déploiement dans toute la région Auvergne- Rhône-Alpes, ce projet pilote à l’initiative de l’URPS infirmiers libéraux ARA, salué par tous pourrait ensuite se voir décliné au niveau national.

Depuis sa mise en place, au début de la première vague, le SIO a déjà reçu et traité plus de 1 800 demandes dans le seul département de la Loire.

Créer un Service Infirmier d’Orientation (SIO). C’est une idée qui n’est pas arrivée avec l’épidémie de Covid-19, mais que Louise Ruiz, infirmière libérale dans la Loire, secrétaire générale adjointe de l'URPS Infirmiers Libéraux ARA et référente du projet, avait depuis un certain temps.  Je me rendais compte que dans le cadre des échanges ville-hôpital, il y avait des ruptures, confie-t-elle, déroulant de multiples exemples éloquents. Il arrive régulièrement qu’on se retrouve avec des sorties d’hôpital ratées : ou bien les patients ne nous appellent pas, ou bien l’échange entre professionnels se fait mal. J’ai croisé un jour un patient avec des troubles cognitifs que je croyais à l’hôpital... or il n’aurait pas été en mesure de nous appeler. Pour Louise Ruiz, les professionnels ont besoin de systèmes qui permettent une communication fluide et efficace. Entant qu’infirmiers libéraux, nous faisons face à de plus en plus de situations complexes et à des soins non programmées (injections ou pansements à débuter immédiatement) que la crise de la Covid vient encore renforcer, précise la professionnelle de santé, qui invoque également la démographie : Nous avons par exemple un certain nombre de patients très âgés entourés de personnes elles-mêmes âgées, ce qui complique la prise en charge. Pour faire face à cette réalité de terrain délicate, rendue encore plus aiguë par la pandémie, les soignants ont besoin de pôles de référence, assure Louise Ruiz. Le SIO, qui lui trottait dans la tête s’est donc imposé avec la crise sanitaire.

Avec l’assentiment de l’ARS, et le concours d’autres professionnels, le projet émerge dans la Loire au cours de la première vague, le 6 avril 2020. La directrice d’un hôpital propose des locaux d’où les infirmiers peuvent prendre les appels, et l’URPS Auvergne-Rhône-Alpes assure les finances.

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Infection par Covid-19 : des soignants plus vulnérables ?

mar, 11/10/2020 - 14:25

L’épidémie de Covid-19 a bousculé la planète. Et celle des acteurs de santé en particulier. En pleine deuxième vague, qu’un lot d’annonces dissonantes accompagne et au milieu desquelles l'espoir d'un vaccin se dessine - la question mérite d’être (re)posée : pour tous les acteurs de santé, exposés quotidiennement au Covid-19, le risque de contracter l’infection est-il plus important ? Et surtout, quel est celui de transmettre la maladie à l’entourage en cas de contamination par un virus qui fait frémir le monde entier ? Menée pendant la première vague, une étude écossaise publiée récemment apporte quelques éléments de réponse et pourrait aider à mieux organiser les services de soins pour réduire les risques et les contaminations collatérales.

Les personnels qui ne font pas directement face aux patients pour une prise en soins ont un risque équivalent à celui observé en population générale. Mais pour les autres, les choses sont plus complexes.

Depuis mars dernier, tous les professionnels du soin se sont retrouvés sur le pont, sans exception, quelles que soient les conditions. On se rappelle de la sidération, des applaudissements quotidiens (qui ont aujourd’hui déserté les balcons malgré la récidive automnale) ; des coups de gueule – en ville comme à l’hôpital – en raison du manque de matériel (masques, gants, surblouses…) ; plus récemment, de ceux, asymptomatiques, renvoyés au front malgré la maladie, les dispositions législatives et les avis experts étant assez flous pour le permettre. Au printemps dernier, c'est vrai que j'allais travailler la peur au ventre : l'afflux de patients et le manque de matériel étaient tels qu'on se demandait à quel moment on tomberait malade nous aussi, se souvient Sylvie, infirmière dans un hôpital francilien, qui projette depuis de s'orienter vers l'exercice libéral.

Une base robuste

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Catégories: Soins

La Fédération Hospitalière de France fait le point sur l'épidémie de Covid-19

mar, 11/10/2020 - 11:55

A la faveur de son deuxième rendez-vous Covid-19 hebdomadaire, la Fédération Hospitalière de France (FHF) est revenue ce matin sur l'évolution de la situation en France (métropolitaine) depuis le reconfinement. Malgré un frémissement positif timidement ressenti depuis 48h comme en Ile-de-France, les disparités des chiffres sont conséquentes d'un territoire à l'autre, et certains se trouvent toujours en plein coeur d'une vague sévère ; une sévérité constatée par exemple en Bourgogne - Franche-Comté et en région Auvergne - Rhône-Alpes, où 90 transferts de patients sont attendus et 500 à 600 hospitalisations enregistrées chaque jour en ce moment. Toute interprétation hâtive et trop optimiste est donc à bannir. Nous sommes appelés à maintenir la plus grande prudence ; nous ne pouvons ni nous détendre ni baisser la garde, prévient Frédéric Valletoux, Président de la FHF.

Compte-tenu de ces variations, la FHF plaide pour une approche territoriale et une stratégie cohérente du "tester, tracer, isoler" ; elle souhaite tirer les leçons de la première vague et anticiper le déconfinement à venir, sans se laisser surprendre par les difficultés connues précédemment. Mieux : l'espoir d'un vaccin anti-Covid ayant été bruyamment annoncé hier, la Fédération prépare en ce moment-même des recommandations de nature à soutenir une éventuelle campagne vaccinale coordonnée et en assurer la faisabilité. Sur la foi d'une enquête qu'elle a elle-même menée auprès de 160 000 personnels non-médicaux et dont les données ont été arrêtées fin septembre, la FHF assure que les départs ne sont pas massifs, bien que les recrutements demeurent difficiles. Et l'équation n'est pas simple : il faut en même temps priver le moins possible les personnels en poste de leurs congés, limiter la dégradation de la formation des étudiants en soins infirmiers - réquisitionnés en nombre - et faire face à des demandes en progression d'acteur du soins qui, sans projet immédiat particulier, refusent tout simplement de poursuivre leur carrière. Nous avons notamment recruté 30 IADE et IBODE encore en formation pour faire face à la situation, déclare Samule Rouget, le DRH du CHU de Tours, même si nous faisons attention à amputer le moins possible les cursus étudiants et les congés de nos collaborateurs.

Après une stabilisation de l'absentéisme globalement observée entre les deux vagues épidémiques, une tendance haussière s'observe de manière généralisée : + 1 point en moyenne, comparativement à la même période l'an passé, de plus fortes valeurs ayant été relevées en Ehpad. C'est aussi ce qui a été constaté à l'hôpital de Villeneuve - Saint-Georges. Il s'agit d'un marathon et non d'un sprint, craint Romain Canalis, DRH de l'établissement. Les demandes de départ en retraite se hâtent, et beaucoup moins d'étudiants en soins infirmiers de l'IFSI local déclarent vouloir s'orienter vers la carrière hospitalière, ajoute-t-il. Un manque d'attractivité qu'il faudra regarder en face.

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550 euros par mois pour les étudiants paramédicaux mobilisés face à la COVID19

mar, 11/10/2020 - 10:46
Après l'Assemblée nationale, le Sénat se penche cette semaine sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), présenté fin septembre par le gouvernement. Suite à ces discussions toujours en cours, l'objectif national des dépenses d'assurance maladie (Ondam) va bénéficier d'une nouvelle hausse de 800 millions d'euros (M€). Ce relèvement vise à tirer les conséquences des dernières informations disponibles quant aux surcoûts liés à l’épidémie de Covid-19 (dépenses liées à l’augmentation du nombre de tests PCR, au déploiement des tests antigéniques, augmentation des moyens des établissements et services pour personnes âgées de façon à compenser les surcoûts et pertes de recettes liés à la reprise épidémique). Cette mesure, portée par amendement du Gouvernement à l'article 8 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, fait l'objet de plusieurs précisions par Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, lors de la discussion générale en séance publique du Sénat le 9 novembre. L'une d'elles concerne les étudiants paramédicaux mobilisés face à la Covid19. Ils vont bénéficier d'une “indemnisation exceptionnelle à hauteur de 550 euros par mois”. L'engagement des étudiants en santé n'est pas optionnel, il est indispensable et les rémunérer justement me semble la moindre des choses, a-t-il déclaré. Cela représente, au total, une enveloppe de 20 millions d’euros selon le PUPH en médecine interne et conseiller en formation et recherche du ministre, Philippe Morlat.

Forte augmentation de l’indemnisation des étudiants paramédicaux (soins infirmiers dès maintenant) mobilisés par la crise COVID. â–¶ï¸Â 550 € mensuels â–¶ï¸Â une contribution de 20 millions € au plan national â–¶ï¸Â une reconnaissance méritée ! @olivierveran @Bleuenn1_FNESI @Mamadou_FAGE

— Philippe Morlat (@PhilippeMorlat) November 9, 2020
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Création d'un "métier intermédiaire de santé" : l'ensemble des ...

mar, 11/10/2020 - 09:12

Alors que la création d'une "profession intermédiaire" est à l’ordre du jour de l’amélioration du système de santé, les travaux des parlementaires ont invité uniquement les infirmiers et les médecins à discuter pour amorcer la réflexion. Les Conseils professionnels des autres filières paramédicales ainsi que l’Union Inter Professionnelle de Rééducateurs et Médicotechniques (UIPARM) auront un rôle majeur à jouer s’ils souhaitent voir les autres métiers paramédicaux influer sur les prochaines orientations conduisant à ce statut professionnel intermédiaire. D'autres réactions hostiles ne se sont pas fait attendre face à ce projet de loi, loin de faire l'unanimité...

Vers la création d'une "nouvelle profession médicale intermédiaire", en milieu hospitalier ? Un projet de loi loin de faire l'unanimité...

Le Rapport de conclusions relatif au Ségur de la Santé a élaboré plusieurs constats sur lesquels les parlementaires planchent actuellement dans le cadre de l’amélioration du système de santé par la confiance et la simplification. Une Proposition de Loi (n°3470) a ainsi été déposé le 22 octobre dernier par la député Stéphanie Rist (LREM, Loiret) et comportant plusieurs dispositions susceptibles de favoriser cette amélioration.

"Cette proposition de loi constitue donc la traduction législative des mesures issues des conclusions du Ségur de la santé qui ne relèvent pas du domaine budgétaire. En effet, la crise sanitaire a révélé un besoin urgent de simplification de notre système de santé qui doit s’appuyer sur une confiance renforcée dans nos professionnels de santé. Cette simplification aboutira à un système plus réactif et plus performant grâce à des mesures fortes et nécessaires. Il convient de simplifier les dispositifs actuels pour faire gagner du temps aux soignants et leur permettre de mieux s’organiser, en mettant à profit les compétences de chacun".

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La grippe peut être asymptomatique, la vaccination devrait être automatique !

mar, 11/10/2020 - 07:55

La campagne de vaccination anti-grippale a débuté ce 13 octobre. A cette occasion, les professionnels de santé et les populations vulnérables sont visés en priorité, notamment cette année, où le Sars-Cov-2 met déjà notre système de santé à rude épreuve depuis bientôt neuf mois. Dans ce contexte, une étude portant sur des personnels hospitaliers français dévoile que les cas asymptomatiques de grippe sont loin d’être rares et devraient davantage être pris en compte. Un argument de plus pour se faire vacciner !

Une étude réalisée auprès de soignants exerçant dans des CHU français démontre une proportion non négligeable de cas asymptomatiques de grippe.

Apparemment, la Covid-19 n’est pas la seule infection respiratoire à passer inaperçue parfois. Fait méconnu : il est également possible de contracter la grippe sans le savoir. Alors que ce virus saisonnier est une infection nosocomiale courante dans les hôpitaux, les données sur ce sujet demeurent relativement peu nombreuses. C’est pourquoi une équipe de chercheurs français a réalisé une étude multicentrique prospective au cours de la période grippale de l’hiver 2016-2017. Le but : estimer la proportion de cas asymptomatiques dans cette population.

Les scientifiques ont ainsi recruté pas moins de 289 professionnels de santé exerçant dans 5 CHU distincts. Les participants étaient soumis à 3 examens cliniques à 3 moments différents : avant le début de l’épidémie de grippe, avant le pic et après le pic. Les analyses reposaient sur des prélèvements sanguins et nasaux afin d’effectuer des tests sérologiques et PCR. Les symptômes étaient rapportés par les soignants eux-mêmes.

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Journée internationale des Aides-Soignants : et si c'étaient les infirmiers qui en parlaient ...

lun, 11/09/2020 - 16:50

Tous les ans, le 26 novembre est l'occasion de célébrer un événement particulier que nombre d'entre vous ne connaissent pas d'ailleurs. Créée pourtant en 2010, à l'initiative semble-t-il de la profession elle-même (on est jamais si bien servi que par soi même...), la Journée Internationale des Aides-Soignant(e)s (JIAS) peine à se faire connaître. C'est ainsi que chaque année, nous proposons à la communauté soignante d'apporter sa contribution pour célébrer comme il se doit cette Journée et valoriser une profession qui manque cruellement de visibilité. En cette année 2020, c'est à la profession infirmière que nous demandons ceci : mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !

Chaque année, rappeler l'essentiel... sur un métier malmené

Pour cette Journée internationale des aides-soignant(e)s 2020 nous appelons les infirmier(e)s à être leurs meilleurs ambassadeurs.

L'an passé, nous demandions aux aides-soignants de nous livrer, en quelques mots, quelle était, selon eux, l'essence même de leur métier. Nous avions recueillis de très nombreux témoignages. Celui de Blandine avait particulièrement convaincu, livrant ceci : "L’aide-soignante, c’est celle que l’on ne voit pas mais qui est toujours là... c’est celle qui ne sait rien faire, mais qui fait tout ! Qui n’est ni médecin, ni psychologue, ni diététicienne, ni assistante sociale… mais qui se préoccupe de tout !" De son côté, Florence Braud, aide-soignante, rappelait dans un texte intitulé "Aide-soignante, tout simplement" qu'il était grand temps de regarder enfin les aides-soignantes et les aides-soignants tels qu'ils sont : des professionnels qui exercent un métier, pas un sacerdoce et encore moins une vocation... Il y a quelques années, ils nous ont aussi raconté des histoires, celles qui avaient marqué leur exercice, qui les avaient émus, chamboulés ou rendus tout simplement heureux et ils étaient très fiers de les partager avec le plus grand nombre. Précédemment encore, ils ont même, à notre demande, écrit une "Lettre à un ami(e) qui voudrait devenir aide soignant(e)", avec des mots très encourageants ou de mise en garde, mais des mots toujours très engagés et riches de bienveillance.

Des paroles encourageantes, des vérités assénées avec force et parfois aussi avec courage, des encouragements, des remerciements... les aides-soignants en ont reçu en nombre au fil des années à l'occasion de cette journée qui leur est dédiée... Et pourtant !

Que les infirmier(e)s s'expriment !

En cette année 2020, particulière à bien des titres en raison notamment d'une crise sanitaire qui ébranle fortement la communauté soignante, les aide-soignants sont eux aussi au front, au combat, engagés au plus près des patients, des résidents, des familles, de leurs collègues. Au sein de leurs équipes, ils travaillent comme tout autre soignant et chacun peut mesurer le poids et la richesse de leurs contributions, que ce soient dans les services COVID, en Ehpad, ou dans tout autre unité de soins.

De fait, cette année, nous souhaitons solliciter la communauté infirmière afin qu'elle délivre aux aides-soignants des messages mettant en valeur la force irremplaçable de leur présence et de la place qu'ils occupent au sein du système de santé. La force d'un binôme IDE/AS, celui qui, depuis toujours, même si les conditions de travail l'ont peu à peu malmené et dégradé, constitue pourtant le "duo gagnant" d'une prise en soin optimale.

Nous souhaitons donc que vous puissiez leur délivrer vos mots, vos poèmes ou toute autre contribution qui marquerait votre attachement à leur égard. A l'occasion de cette JIAS 2020, sans nul doute ils y seront très sensibles ! Le mail de la rédaction vous est donc ouvert. Soyez généreux en vous positionnant comme leurs meilleurs ambassadeurs. Les aides-soignants le valent bien !

Mettez en lumière les aides-soignants, que vos mots soient une exhortation à défendre et à valoriser leurs compétences et surtout à le faire savoir !

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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Contre le coronavirus : en quoi consistent les "plans blancs" et ...

lun, 11/09/2020 - 14:55

La France a entamé jeudi 29 octobre à minuit son deuxième confinement devant l'aggravation de la situation : cette fois encore la population est appelée à rester au maximum chez elle, même si les mesures prises témoignent d'un petit peu plus de souplesse : les écoles restent ouvertes, les Ehpad peuvent recevoir de la visite et une partie du pays continue à travailler (à l'exception des restaurateurs, des commerces non-essentiels et du monde de la culture et du spectacle notamment). Pour les établissements de santé et pour les établissements médico-sociaux, en première ligne, il s'agit aussi de se tenir prêts. Lors de crises majeures, le gouvernement peut ainsi déclencher le "plan blanc" dans les hôpitaux et le "plan bleu" dans les Ehpad sur l’ensemble du territoire. On fait le point sur ces mesures exceptionnelles.

Le plan blanc recense les moyens des établissements de santé susceptibles d’être mobilisés. Dans les Ehpad, le plan bleu vise également la mise en œuvre rapide et cohérente des moyens indispensables pour faire face à la crise afin de protéger les personnes âgées, fragiles et donc plus à risque. 

Un plan blanc pour les hôpitaux, bleu pour les Ehpad. Les établissements de santé et médico-sociaux doivent pouvoir faire face à la contamination de nombreux patients atteints par le Covid-19 et ces deux plans doivent leur permettre de gérer cette crise. Car la priorité est toujours la même : ralentir, au maximum, la propagation du virus en France. 

On répond à des questions très concrètes lors de ces réunions : si l’on manque de lits, qu’est-ce qu’on fait ? Comment, physiquement, est-ce qu’on parvient à séparer les personnes potentiellement contaminées des autres à l’intérieur de l’établissement...

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Covid-19: Pfizer annonce que son candidat vaccin est "efficace à 90%"

lun, 11/09/2020 - 14:23

Un vaccin développé par Pfizer (Etats-Unis) et BioNTech (Allemagne) serait efficace à 90%, d'après le laboratoire. Celui-ci a, en effet, annoncé que les résultats préliminaires de l'essai à grande échelle de phase 3 en cours, dernière étape avant une demande d'homologation, étaient encourageants.

La protection des patients aurait été obtenue sept jours après la deuxième des deux doses et 28 jours après la première. Le premier ensemble de résultats fournit la preuve initiale de la capacité de notre vaccin à prévenir le Covid-19, a déclaré le Président directeur général de Pfizer, Albert Bourla, dans un communiqué.

Pour rappel, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et certains spécialistes, dix essais cliniques de vaccins sont actuellement en phase 3 dans le monde, dont ceux de la biotech américaine Moderna, de plusieurs laboratoires étatiques chinois et du britannique AstraZeneca, en collaboration avec l'université d'Oxford. Tirer une quelconque conclusion avant la parution des données finales de l'ensemble de ces essais cliniques pourrait, par conséquent, s'avérer hasardeux.

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Tests Covid-19 : la grogne des infirmiers scolaires

lun, 11/09/2020 - 14:12

Vendredi 6 novembre par voie de communiqué de presse conjoint, le Syndicat National des Infirmiers Conseillers de Santé (Snics) et la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) ont répondu aux déclarations de Jean-Michel Blanquer, faites le matin-même sur RTL. Elles évoquaient un possible déploiement, courant novembre, de tests antigéniques aux abords et dans les établissements scolaires. Le dispositif préconisé consisterait, selon lui, à mobiliser des personnels de santé externes, mais aussi des infirmiers scolaires, pour tester à grande échelle, y compris les personnels éducatifs. Une proposition jugée inacceptable par les organisations syndicales signataires, qui regrettent que les injonctions gouvernementales les éloignent de leur mission première : être au service des élèves pour préserver leurs chances de réussite scolaire. Le Snics et la FSU le rappellent : le suivi des élèves est déjà assuré par une profession sur laquelle la population peut compter et qui s'est déjà fortement mobilisée ; de même, les infirmiers de l'Education Nationale n'ont pas attendu les propos de leur Ministre pour initier le tracing des cas de Covid-19, alors même que la mission ne leur revient pas et qu'elle pourrait être confiée - entre autres - à des infirmiers ou médecins libéraux, dont beaucoup ont subi une lourde perte de revenus lors de la première vague de l'épidémie. Comme ils l'ont déjà réclamé à de nombreuses reprises et encore récemment, les infirmiers scolaires appellent Jean-Michel Blanquer à les aider, et non l'inverse.

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L'Onsil redoute un "nivellement par le bas" des métiers du soin

lun, 11/09/2020 - 12:46

On nous les avait promis ? lls arrivent... L'Onsil, l'Organisation Nationale des syndicats d'Infirmiers Libéraux, dénonce, dans un communiqué diffusé le 6 novembre, le risque de nivellement par le bas des métiers du soin dans le secteur du grand âge. On le sait, le secteur peine à recruter du personnel soignant depuis de nombreuses années, comme nous le rappelait en 2018, une étude de la Drees, notant qu'un Ehpad sur deux rencontrait des difficultés de recrutement. La crise sanitaire accélère encore les besoins en personnel de ces établissements mais également pour assurer les soins à domicile. L'Etat semble déterminé à mettre sur le marché du travail des soignants au rabais, s'insurge l'Onsil des soignants lowcost, dont on peut douter qu'ils répondent au manque de soignants qualifiés dans ces établissements. L'Onsil affiche les mêmes craintes concernant le domicile : On apprend que l'agence départementale de santé des Bouches du Rhônes incite à envoyer des aides-soignants à domicile mais on ne sait pas sous quel statut. Là encore, clame-t-elle, attention à ne pas se retrouver avec des aides-soignants low-cost imposés en urgence sous prétexte de crise Covid ! Enfin, l'Onsil évoque des prestataires d'aides à domicile qui interrompent les prestations sans préavis chez les patients diagnostiqués Covid positifs, sans toutefois préciser d'où lui viennent ces remontées. 

L'Onsil se mobilise et dit avoir l'intention d'interroger le ministre à ce sujet sans délai. Objectif : clarifier les choses et éviter que les besoins (urgents) en personnel ne soient comblés en tirant toute la profession, les métiers du soin, vers le bas. 

Retrouvez cette information sur le site de l'Onsil

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La Revue de la Pratique avancée... est avancée !

lun, 11/09/2020 - 11:24
Une nouvelle spécialité, voire mieux encore, un nouveau métier infirmier, méritait bien une revue dédiée ! Voilà qui est fait, les infirmiers(e)s en pratique avancée disposent aujourd'hui d'une publication qui leur est propre avec, selon Claudie Damour Terrasson, Directrice de la publication (Edimark) un seul objectif, valoriser, promouvoir la nouvelle formation IPA, le travail en équipe et fédérer cette profession émergente. Pour Julie Devictor, infirmière en pratique avancée, doctorante (hôpital Beaujon AP/HP), qui, avec un comité de rédaction constitué, prend la tête de cette revue trimestrielle, la finalité est de fédérer des acteurs et des partenaires impliqués dans les différents domaines de la pratique avancée, en établissement de santé ou en ambulatoire : infirmiers en pratique avancée, bien sûr, mais également étudiants, infirmiers en soins généraux, cadres de santé, professionnels soignants et médicosociaux, médecins, directeurs de soins et d'établissements de santé. (...) Notre ambition est que cette revue participe  activement à la dynamique de changements et d'innovations nécessaires dans le champ de la santé. Les perspectives ne manquent pas : lien ville/hôpital, transition, pluridisciplinarité, accès aux soins, montée en compétences, prévention, promotion de la santé, recherche, données probantes, éthiques sont autant de thématiques sur lesquelles les acteurs de la pratique avancée pourront apporter leurs contributions. Ce premier numéro en explore déjà bien des pistes que cela soit en matière de retours d'expériences des IPA et des IEPA lors de la crise sanitaire, de réflexions sur la place de l'IPA dans un service d'accueil des urgences et en soins primaires, d'exercice en binôme IPA/médecin généraliste face à un refus d'insulinothérapie ou de l'influence de la pratique avnacée dans l'évolution de la recherche infirmière.

La rédaction d'infirmiers.com souhaite une belle et longue vie à cette revue qui valorise le métier infirmier dans de nouvelles compétences riches de perspectives, toujours au service d'un système de santé à optimiser avec de nouveaux apports professionnels.

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Veille juridique du 15 au 31 octobre 2020

lun, 11/09/2020 - 10:55

L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) est notre partenaire pour les affaires réglementaires. Il nous fait profiter, deux fois par mois, d’une veille juridique sur les questions de santé spécialement pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et cadredesante.com Ses juristes commentent les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques. Voici les éléments à retenir pour la période du 15 au 31 octobre 2020.

En partenariat avec l’Institut Droit et Santé

Veille juridique du 15 au 31 octobre 2020

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Parce que la mort "loin des familles" doit être accompagnée

lun, 11/09/2020 - 09:00
L'Académie nationale de médecine le rappelle alors que nous vivons la deuxième vague de Covid19 avec un nombre de décès qui ne cesse de croître, toute mort d’un proche, a fortiori inattendue ou brutale, est une confrontation à une fin d’histoire commune, voire d’histoire inachevée. Ambiguïtés affectives et parfois conflits non résolus, zones d’ombre qui ne pourront plus être traitées, survivent à l’épreuve de la séparation. Les paroles que l’on s’était promis de prononcer un jour ne le seront pas, perdues pour toujours.

On le sait, hélas, l'épidémie de coronavirus et les contraintes du confinement ont empêché et empêchent encore aujourd'hui nombre de familles d’accompagner comme elle le voudrait la fin de vie d’un parent, en particulier dans le cas des résidents en EHPAD. Pour l'Académie, la non présentation du corps, justifiée par des raisons de sécurité sanitaire imposant une mise en bière immédiate en cercueil fermé, mésestime le besoin de se représenter la réalité, génère des sentiments de dépossession, voire de culpabilité, et aggrave la perception d’inachevé d’une histoire affective. De fait, parce que ces situations sont insupportables à vivre à bien des titres tant pour les familles que pour les équipes soignantes confrontées à des tensions éthiques, l’ultime regard posé sur le défunt est un instant irremplaçable, pour beaucoup nécessaire, pierre angulaire de l’acceptation. Cette confrontation doit être proposée dans la mesure des possibilités, dans le respect des règles de sécurité sanitaire, à la personne de confiance, à la famille, aux proches. Face à la mort d’un être cher, il importe donc de respecter les choix de chaque famille dans leurs dimensions culturelles et cultuelles, au mieux des possibilités. L'Académie nationale de Médecine recommande en l'état certaines pratiques visant à humaniser les circonstances de deuil en cette période épidémique. Elle cite de maintenir la possibilité de visiter un résident en EHPAD, tout en respectant les règles de sécurité sanitaire, et de faciliter les conditions d’une présence familiale lorsque le pronostic médical laisse prévoir une issue proche mais aussi d’inviter les familles privées de proximité avec leur proche durant les dernières étapes de sa vie, si elles le souhaitent, à rencontrer un représentant de l’équipe soignante ou d’accompagnement pour retracer les conditions de départ de l’être cher.

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Devenir IADE : "Changer de métier mais au sein de ma profession"

lun, 11/09/2020 - 07:55

Jordan Fradin est infirmier anesthésiste depuis peu. Son diplôme, il vient de l’obtenir en pleine période de crise sanitaire majeure. Il nous raconte cette fin de formation hors norme mais aussi et surtout ce qui l’a motivé à reprendre ses études pour acquérir de nouvelles compétences à mettre au service du système de santé. Rencontre avec un infirmier pour qui la notion d’engagement professionnel prend tout son sens.

Infirmiers.com - Jordan, vous avez obtenu votre diplôme d’infirmier en 2013, à l’Ifsi du CHU de Nantes. Quel a été votre parcours depuis ?

Jordan Fradin – J’ai un parcours assez atypique car justement je n’ai jamais travaillé en service hospitalier. La seule expérience de l’hôpital que j’ai acquise était celle de mes trois années de stages lors de ma formation initiale.  Ma première expérience (et la seule !) en tant qu’infirmier fût donc un poste d’infirmier sapeur-pompier au sein de la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSSP) durant 5 années. La majeure partie de mon activité s’articulait sur l’urgence pré hospitalière à bord d’ambulance de réanimation ; l’équivalent d’un SMUR hospitalier où j’exerçais sous délégation d’un médecin sapeur-pompier et en collaboration avec un sapeur-pompier de Paris ayant son diplôme d’état d’ambulancier. D’autres tâches et missions faisaient partie de notre fiche de poste, comme la réalisation des visites médicales d’aptitude des sapeurs-pompiers ou bien encore le soutien sanitaire du Président de la République et de Hauts Dignitaires d’États dans certains de leurs déplacements. En outre, je faisais partie de la cellule formation de mon centre médical, où nous nous occupions de l’encadrement des étudiants (ESI et EIA notamment) et de la formation continue du personnel.

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Parce qu'aucun professionnel de santé ne doit rester seul face à sa souffrance...

ven, 11/06/2020 - 11:23
Fortement mobilisés et durement éprouvés dans la lutte contre la Covid-19, les professionnels de la santé ont plus que jamais besoin d’être soutenus. Engagée depuis six ans à leurs côtés, l’association SPS (Soins aux Professionnels de la Santé) poursuit sans relâche ses actions d’aide et de soutien, avec la volonté d’accompagner encore plus étroitement ces professionnels, sans exceptions, en exercice ou en formation, à l’heure où leur santé physique et psychologique est grandement mise en danger. L’association SPS a lancé une nouvelle campagne de communication à l’occasion de son 6e colloque national annuel qui a eu lieu le 5 novembre en format digital sur le thème suivant : "SPS et l'avenir des professionnels de la santé". La campagne intitulée "Je suis professionnel(le) de la santé, j’ai aussi besoin d’être soutenu(e)" s'adresse à l'ensemble des professionnels et ils sont très nombreux à oeuvrer aujourd'hui au sein de notre système de santé ; une campagne active sur les réseaux sociaux jusqu'au 15 décembre décembre. Pour SPS, il est en effet essentiel de faire en sorte que ceux et celles en état de vulnérabilité ne restent pas seul(e)s.

Retrouvez sur ce lien la version digitale dans son intégralité du Colloque qui s'est tenu le 5 novembre 2020. Nous y reviendrons prochainement pour vous en livrer quelques éléments significatifs.

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Protéger les enfants les plus vulnérables contre les maladies mortelles et invalidantes ...

ven, 11/06/2020 - 10:14

Ces dernières années, on a assisté à une résurgence mondiale de la rougeole avec des épidémies dans toutes les régions du monde. Les lacunes en matière de couverture vaccinale ont été encore aggravées en 2020 par la COVID-19. De même, si la polio n'est pas éradiquée maintenant, la maladie va réapparaître dans le monde entier et pourrait provoquer jusqu'à 200 000 nouveaux cas par an dans les dix ans à venir. De fait, l'UNICEF et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) lancent aujourd'hui un appel urgent à l'action pour éviter des épidémies majeures de rougeole et de polio alors que la COVID-19 continue de perturber les services de vaccination dans le monde entier, laissant des millions d'enfants vulnérables exposés à un risque accru de maladies infantiles évitables. Nous ne pouvons pas permettre que la lutte contre une maladie mortelle nous fasse perdre du terrain dans la lutte contre d'autres maladies, a déclaré Henrietta Fore, directrice générale d'UNICEF. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS a rappelé de son côté que contrairement à la COVID, nous disposons des outils et des connaissances nécessaires pour arrêter des maladies telles que la polio et la rougeole. Ce dont nous avons besoin, ce sont les ressources et des engagements à mettre en œuvre ces outils et ces connaissances. Si nous faisons cela, des vies d’enfant seront sauvés. Et de rappeler que de nouveaux outils, notamment un nouveau vaccin oral contre la polio de nouvelle génération et le plan d'intervention stratégique contre les flambées de rougeole à venir, devraient être déployés au cours des prochains mois, pour aider à faire face à ces menaces croissantes de manière plus efficace et plus durable, et au final sauver des vies. Le plan est une stratégie mondiale visant à prévenir, détecter et réagir rapidement et efficacement aux épidémies de rougeole.

Ressources sur le sujet à retrouver sur le site de l'UNICEF.

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Covid-19 : 58 000 nouveaux cas en 24h, la deuxième vague est "brutale"

ven, 11/06/2020 - 09:51

Jeudi 5 novembre, le ministère de la Santé a fait le point sur la situation épidémique. Pour lui, le message est clair: la deuxième vague est bien là, elle est brutale et se propage rapidement. La France a comptabilisé 1,6 million de cas et devient le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de contaminations. Espérons que les Français surmontent la lassitude et l'amertume de la situation pour que le confinement soit efficace.

Si le virus continue à circuler avec un R à 1,2, nous avons un risque fort de saturation. (...) La situation est tendue. Nous devons tenir, a scandé Olivier Véran le 5 novembre dernier.

Plus de 58 0000 nouveaux cas de contamination au Sars-Cov-2 en 24h, soit 20 000 de plus que la veille ! Un chiffre minimal et non consolidé en raison de difficultés dans la remontée des résultats des tests, a par ailleurs averti Santé publique France. A présent, la France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de cas, a affirmé, jeudi 5 novembre, Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé lors d'une conférence de presse.

Les indicateurs hospitaliers sont également en hausse. Le nombre de nouvelles hospitalisations hebdomadaires comme le nombre d'entrées en réanimation ont progressé de 43%. On comptait le 5 novembre plus de 4 400 patients en réanimation. Quant aux décès, les chiffres ne font malheureusement pas exception : ils ont aussi augmenté la semaine dernière avec 2 242 morts enregistrés, toujours d'après l'organisme public de santé.

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Edito - Joëlle, infirmière, emportée par la COVID-19...

jeu, 11/05/2020 - 15:25

La triste nouvelle communiquée le mercredi 4 novembre par le centre hospitalier de Bastia a suscité une très vive émotion au sein de la communauté infirmière. Le 2 octobre, la Covid-19 a emporté Joëlle Ferricelli, une mère de famille de 56 ans, infirmière depuis 20 ans au sein de l'hôpital de Bastia ; la première victime parmi les soignants au sein de cet établissement, mais également sur l'île. Joëlle exerçait pendant la crise sanitaire au bloc opératoire ainsi qu'aux endoscopies. Elle était traitée depuis plusieurs jours dans le service de réanimation de l'établissement.

Joëlle, infirmière au Centre hospitalier de Bastia

Notre rédaction adresse également ses pensées les plus sincères à la famille de Joëlle, à ses amis et ses collègues de travail. Qu'elle repose en paix et comme on le dit en Corse "ch'ella riposa in pace."

Joëlle Ferricelli, selon un communiqué du Centre hospitalier de Bastia, était très appréciée de ses collègues ainsi que des patients pour lesquels elle était d'un grand dévouement : une professionnelle reconnue, très engagée dans son métier d'infirmière ainsi que dans la vie de l'hôpital. Elle avait successivement exercé au sein du service des urgences, de réanimation, du bloc opératoire et endoscopies et a également beaucoup œuvré pour les démarches de certification et dans la formation professionnelle des aides-soignants.

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Covid-19 : "Les étudiants paramédicaux ne sont pas une variable d'ajustement"

jeu, 11/05/2020 - 10:29
Au vu de la crise sanitaire, le personnel soignant est très largement insuffisant sur l'ensemble du territoire. Conscients de la gravité de la situation en constante dégradation, le Cefiec, l'ANdEP et la Fnesi comprennent la nécessité de renforcer les équipes dans les établissements de santé. Toutefois, ces organisations représentatives estiment que si le renfort est nécessaire, il doit se faire dans un souci d'équité dans la continuité des formations sur l'ensemble des régions, s'agacent-elles dans un communiqué. En effet, le gouvernement a rendu public un vadémécum le 23 octobre dernier pour encadrer la mobilisation des étudiants en santé. Il confirme que les formations doivent se poursuivre pour garantir à la fois l'équité pour chaque étudiant et la diplomation au mois de juillet ! Ainsi, ce texte permet la continuité des formations tout en permettant aux ESI de participer au soutien du personnel soignant pendant la crise via des missions d'aides-soignants qui restent considérées comme des stages. Cependant, selon nos informations, les ARS interprètent différemment les directives du ministère en fonction des besoins des établissements de leur région. En outre, des "arrêtés" d'ARS prévoient par endroit l'arrêt des formations de 2ème et 3ème années, explique le communiqué. Par conséquent, en fonction des régions, certains étudiants auront la possibilité de finaliser leur cursus de formation quand d'autres se verront sanctionner d'une année blanche. Ce qui n'est pas tolérable. D'abord, pour raison d'équité, mais aussi en prévision d'un important déficit de professionnels nouvellement diplômés dans un avenir proche. Il s'agit lors de cette deuxième vague de nous affranchir des erreurs de la première tout en garantissant la qualité des soins. C'est pourquoi les instituts de formation au travers du Cefiec, de l'ANdEP et la Fnesi, se refusent à porter un message auprès des étudiants qu'ils ne cautionnent pas et qui pourrait les mettre en difficulté.

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